Peintre, graphiste, photographe.
Né en 1941.
Diplômé de l'École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art.
Il se consacre entièrement à sa passion artistique.
À vingt-cinq ans, ses huiles sur papier font l'objet d'une première exposition à Paris puis à Londres, sous le nom de Michel Gérard.
En 1973, il participe à de nombreux salons : Salon des indépendants, Salon d'automne et Grands et jeunes d'aujourd'hui, où il aborde une certaine spatialité.
En 1974, il prend le pseudonyme de Michel Guéranger et réalise ses premières fresques murales, et ses premières oeuvres graphiques en création d'images de marque.
En 1975, il crée, avec Jean Allemand et Maxime Defert, le Groupe Space. Par un discours novateur, ces précurseurs de l'Image en trois dimensions explorent toute la problématique spatiale : la physique des formes, l'art de la tension, l'hypergéométrie de l'espace-temps et les masses vibratoires de la lumière.
En 1978, le groupe Space expose pour la première fois à la FIAC, et s'exporte pour plusieurs expositions à Copenhague, en écho à un mouvement de peintres danois sur l'hypergéométrie. C'est aussi l'année des grandes expositions à l'étranger : New York, Rio de Janeiro, Caracas. À l'occasion du premier festival du Film américain à Deauville, Michel Guéranger réunit quatorze artistes européens et américains, et les invite à développer quatorze propositions sur l'espace.
En 1983, il élargit le champ de sa création et de ses techniques picturales et s'ouvre au monde de l'aérospatiale, de l'automobile, ainsi qu'au monde industriel.
Couleur, espace, vitesse sont les maîtres mots des polychromies réalisées sur hélicoptères, avions, et voitures de course.
À la recherche de nouveaux supports et d'une fusion plus forte avec la nature, Michel Guéranger se donne pour défi de travailler sur l'éphémère des neiges éternelles au sommet du mont Blanc.
En 1985, il expose les premières photographies de son travail : « Le jour où j'ai peint la neige ».
Le 10 mars 1986, il réalise à 4500 mètres d'altitude une oeuvre chromatique monumentale de 1500 m 2 : « Peindre le mont Blanc ». Les photos de son exploit ont fait le tour du monde.
De 1988 à 1993, il peint pour le 1% des fresques pour des entreprises publiques et privées.
Pour le CNRS, Snecma, Usinor, gare TGV Roissy, etc.
De 1993 à 2000, il poursuit son travail de l'approche partielle de l'univers. Il expose les « Altitudes fractales ». Un regard sur l'infiniment petit et l'infiniment grand. Créant très souvent dans la nature, il utilise les conditions climatiques et les éléments : l'eau de pluie, l'eau de cascade et l'Atlantique accompagnent ses travaux.
En 2001, il propose à partir de photographies aériennes en noir et blanc, « Les Peintures d'altitudes », une autre dimension de la perception de l'espace et du regard.
En 2003, il crée deux grandes « Peintures d'altitudes » pour la société Dassault-Aviation, France.
Fin 2003, il expose les « Créations photographiques ». Un travail qui traite par la macrophotographie, les particules fragmentées de l'Univers.
En 2004-2005, année de la Chine, il travaille au projet d'une installation-performance, Pékin, New York, Paris.